Biographie

PH.P. Lagrange est né le 7 novembre 1941 à Besançon (France). Ayant suivi des études d’intérêt très secondaires, il fit en 1955 une entrée précoce, par une dérogation d’exception, à l’école régionale des Beaux Arts de Besançon. Après 3 ans sanctionnés par un examen ( CAFAS), il y sera le plus jeunes candidat de France. Il se distinguera par l’obtention du deuxième prix de peinture en 1958. Inscris alors, pour les trois années suivantes, au diplôme national de sculpture sous la direction des sculpteurs, Jacques Voitot et Georges Oudot, et l’obtiendra en 1961. Par la suite duquel il tentera ensuite celui, national aussi, de peintures, sous la direction de Jean Ricardon, qui lui sera refusé en 1964, par un jury peu d’époque. A cette occasion, il croise, à Paris donc, sur les Champs Élysée, le camion véhiculant la sculpture «Van Gogh», bronze, et son auteur assis à l’arrière, le pied sur la ridelle, Ossip Zadkine, pipe à la bouche. Parenthèse oblige: service militaire du 1er septembre 1963 au 31 décembre 1964. Il aura les premier mois, tout de même ,ciré et entretenu le bureau de Napoléon Bonaparte de la Caserne d’Auxone, puis se consacrera dès lors de 1964 à 1969 a l’enseignement au sein de l’éducation nationale et aux cours municipaux. Accepte à titre provisoire un poste d’auxiliaire de bureau. Inscrit sur la liste d’aptitude au poste de conservateur du patrimoine de 1977 à 1978, sera titularisé le 1er avril 1978. Retraité en 2001. Il usera du privilège de fréquenter durant des années, quasi quotidiennement, des chefs d’oeuvre et saluer selon l’humeur Filippino Lippi, Giovanni Bellini, Le Titien, le Bronsino, Lucas Cranach, Tintoret, Jordaens, Simon Vouet, Elisabetta Sirani, Goya, J.D.Ingres, J.L.David, Th.Gericault, et comme ont dit: etc...J’en passe et des meilleures. Mais en même temps – double vie – Lagrange ne lâchera pas le pinceau, n’aura de cesse de conserver la pratique de la peinture. En marge, en marginal libre, produire n’étant pas le projet. Exposant peu, il trace sa voie, règle ses moyens plastiques. Il sait que les images se chargent ou s’amenuisent d’implications nouvelles. Prennent sens et comme tous langages s’éteignent ou se revivifient: faire, donner, partager du sens, de la lisibilité. Une peinture vous tire par la manche, «hé!» le peintre a quelque chose à vous dire, a sa façon, sur l’aujourd’hui ou se distance, se disperses, du sens en pur perte. Provincial, mais voyageur d’occasion, il reste marqué par quelques rares circonstances, découvertes ou vrai coup de foudre, formation permanente. A Paris, découvre l’’art abstrait a une exposition Manessier et assiste au spectacle du Mime Marceau, au Théâtre de l’Ambigu en 1956. Vers 1964 Lagrange s’entretiendra avec cet artiste a son hôtel le lendemain de sa prestation au théâtre de la ville de Besançon au profit d’une association de bienfaisance. Et, à des dates incertaines entre 1961 et 1964, assiste au théâtre de l’Odéon à la pièce de Beckett «en attendant Godot» ( décor de Giacometti) et de Ionesco «le Rhinocéros». En avril 1973, invité au congrès de magie du club «Magic» de Genève. En 1975 voyage à Ravenne et a Venise, très marquant: Carpaccio. 1983 visite à Anvers la Maison de Rubens. 1985 à Padoue la Chapelle: Scrovegni. 1988 a Washington, voit de Picasso «La famille de Saltimbanques » de 1905. Et en 1993 visite la vraie Grotte de Lascaux. Sur la paroi le tracé d’un rectangle!… Plus récemment à Colmar ,au Musée,la terrible vision du retable d’Isenheim de Mathias Grunewald.

Médiatisation

Présence remarquée dans la production artistique française, fait l'objet d'articles dans différents magazines spécialisés ( OPUS, CANAL, etc...) au côté d'autres artistes de sa génération.

Magazine OPUS international 1977,  Jean Luc Chalumeau : "Le travail que poursuit Philippe Lagrange en solitaire à Besançon l’a mené à la rencontre de plusieurs courants qu’il réinvente ou assimile avec beaucoup de savoir-faire et d’imagination. Au delà des analogies immédiatement perceptibles (avec Adami en particulier), une démarche intéressante qui doit absolument être présentée au public".

Croisements

Rencontre avec l'artiste ADAMI et début d'une relation épistolaire de 1975 à 1979

Rencontre avec l'artiste ERRO, pour lequel il rédige le texte introductif à l'exposition qui lui est consacrée en 1986 au Musée de Belfort

Photo Première Mère Denis, tableau intitulé " la liseuse de draps" inspiré de la "Mère Denis" daté de 1974, acquisition du Musée des Beaux Arts de Dole lors de l'exposition "œuvres sous vide" organisée par le musée en 1984. Cette œuvre s'inscrit dans le courant de la figuration narrative pour lequel le musée s'est constitué une réputation et possède une collection remarquable.

Enfin la liberté de peindre à temps complet

Depuis 2010, Philippe Lagrange s'est installé en Saône et Loire, au milieu de la nature, pour se consacrer entièrement à sa peinture et à l'hygiène de la vision...

Brouhaha médiatique

Exposition " Mise au point" à la galerie Anton Meier à Genève en 1990

Tenue de soirée exigée

Exposition au Centre Culturel Français, Consultat de France, Luxembourg en 1995

Une salle d'exposition pour les grands formats

Exposition au Musée Archéologique de Dijon, Dortoir des Moines en 1998